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Éthique & Liberté - Le journal des Droits de l'Homme de l'Église de Scientologie
Un Gouvernement sous influence  

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DE LA REDÉFINITION DU MOT « RELIGION » COMME ARME DE PROPAGANDE

 

1998: la France célèbre officiellement le 400e anniversaire de l’Édit de Nantes, « l’édit de tolérance », la Déclaration universelle des droits de l’homme, rédigée il y a 50 ans, et sa victoire à la Coupe du Monde de football.... Cette victoire qui a uni tous les Français autour de l’équipe nationale, quelle que soit leur origine, leur race ou leur religion.

Au même moment, sous leurs masques de défenseurs des libertés individuelles, les nouveaux inquisiteurs se sont attachés à créer un climat de peur et de haine, à travers des campagnes de rumeurs soigneusement construites.

Mais pour être crédibles aux yeux de l’opinion publique, il leur a fallu préparer le terrain.

 

Changer le sens des mots

Le Dr Massimo Introvigne, président du CESNUR (Centre d’Etude des Nouvelles Religions), décrit ainsi ce processus :

« Nul citoyen d’un pays d’Europe occidentale, et certainement aucun membre d’un gouvernement ou de la moindre commission parlementaire, n’admettra être contre la liberté de religion. La technique utilisée pour organiser des campagnes de discrimination contre des groupes impopulaires est de redéfinir la notion de « religion ».

« Seule une définition large de la religion (par exemple, comme un système de réponses aux questions fondamentales sur les origines et le devenir de l’homme), paraît compatible avec les principes de la liberté de religion inscrits dans de nombreuses constitutions nationales, tout comme dans les déclarations et traités internationaux. »

Or, que constate-t-on ? Que dans bien des cas, les militants anti-mouvements religieux vont mettre en avant une définition restrictive, destinée à servir leurs convictions et à justifier exclusion et discrimination.

Le psychiatre J.-M. Abgrall, nous fournit une application parfaite de ce principe. Devant l’impossibilité de définir précisément ce qu’est une secte, il propose tout simplement de remplacer ce terme par celui de groupe coercitif sectaire.

Selon lui, un groupe coercitif utiliserait des manœuvres visant à établir un état de dépendance, « destiné à l’obtention d’un bénéfice financier ou autre, et ce quelle que soit l’idéologie prônée par ce groupe. »

Nous nous permettons de signaler à J.-M. Abgrall que tout parti politique cherchant 1) à convaincre ses adhérents de venir régulièrement à ses réunions, 2) à faire élire ses candidats, ainsi que tout club sportif entraînant régulièrement ses joueurs, et mettant tout en œuvre pour créer un esprit d’équipe dans le but de gagner, rentrent dans le cadre de cette définition.

 

L’utilisation des apostats

Un apostat est celui qui fait acte de renonciation publique à une religion, à une doctrine ou à un parti. Ce n’est donc pas le fait d’avoir des doutes ou d’abandonner des pratiques religieuses, mais celui de dénoncer et de condamner publiquement ses anciennes croyances.

Dans le passé, les apostats étaient sévèrement condamnés pour avoir abandonné leur religion au profit d’une autre. Considéré à la fois comme l’auteur d’un crime contre l’État et d’un péché contre Dieu, l’apostat était mis au ban de la société.

Aujourd’hui, les médias renvoient une image radicalement différente : les apostats sont présentés comme des victimes de leur ancien groupe religieux et non plus comme des individus ayant retourné leur veste et sont considérés comme des sources fiables d’information. C’est maintenant l’apostat qui entreprend des actions punitives à l’égard de son ancien groupe religieux, et ce avec l’appui de la loi.

Si les apostats ne sont qu’une minorité, comment se fait-il qu’ils obtiennent un tel écho auprès des commissions parlementaires et des médias ? Ceci est lié au rôle des organisations dites anti-sectes, qui s’emploient à diffuser largement et exclusivement ces témoignages, alors que l’on ne demande pas aux fidèles des nouveaux mouvements religieux de s’exprimer.

Le sociologue L. Kliever explique : « Le mariage et la religion impliquent tous deux un degré significatif d’engagement. Plus l’engagement est profond, plus la séparation est traumatisante. Plus l’engagement a duré, plus est urgent le besoin de blâmer l’autre pour l’échec de la relation.

« Ils (les apostats) trouvent souvent l’auto-justification qu’ils recherchent auprès des associations anti-sectes ou auprès des groupes de religion fondamentaliste, tous avançant des explications de lavage de cerveau dans le but de rationaliser l’adhésion soudaine mais aussi le désaveu soudain du nouveau mouvement religieux. »

Ceci explique que les témoignages si complaisamment diffusés par les médias aient souvent un caractère de déjà vu, car il s’agit effectivement de personnes qui se sont déjà exprimées à de nombreuses reprises. Qui n’a pas vu à la télévision ou lu dans la presse, durant ces 10 dernières années, l’ex-scientologue de service, devenu employé de l’ADFI, raconter son histoire ?

 

La propagande

L’organisation anti-sectes qui n’est pas composée de spécialistes, propose souvent des informations qui sont tout simplement dépassées et non remises à jour. Les conséquences peuvent être désastreuses.

Jeanine Tavernier, présidente de l’UNADFI, écrit le 23 mai 1997 qu’un certain A. Poulin « né à Genève, habitant Onex maintenant, a bien été membre de l’OTS ». Une affirmation grave, qui sera utilisée par les accusateurs d’André Poulin dans la poursuite de leur campagne médiatique.

J. Tavernier reconnaîtra par la suite son erreur. « Je me suis fait piéger », déclare-t-elle en guise d’excuse au magazine L’Illustré (1er juillet 1998).

Tout comme Jacques Guyard, qui, en date du 15 mai de cette année, alertait par écrit le Premier Ministre sur cette affaire, et dont le cabinet, fort embarrassé, a reconnu qu’il n’existait pas de preuves !

André Poulin, économiste genevois réputé, se débat depuis janvier 1996 contre une campagne de rumeurs tendant à le faire passer pour un dignitaire du Temple Solaire. Accusation dénuée de tout fondement, née d’une confusion avec un autre André Poulin, canadien, et membre, lui, de l’OTS. Même son père, ancien avocat âgé de 82 ans, est mis en cause, et s’indigne : « C’est épouvantable. Ma femme fait une grave dépression nerveuse, mon fils est détruit ».

L’Arbre au Milieu, association qui s’intéresse aux violences familiales et travaille en étroite collaboration avec les services sociaux, les magistrats, les avocats, est une autre victime de ce type de débordements.

Le psychothérapeute Bernard L., fondateur de l’association, soigne au début des années 90 une jeune femme gravement anorexique qui préfère alors s’installer à Aix-en-Provence pour fuir une mère trop possessive.

II accuse alors Anne-Marie F., la mère de la jeune femme, et l’ADFI Bretagne d’avoir orchestré une campagne de dénigrement contre lui, « un véritable déferlement de haine », dit-il.

« … la rumeur galope. L’Arbre au Milieu atterrit dans le rapport des RG, que recopie en 1996 le Rapport parlementaire. » (Libération du 30/3/98).

Bernard L. explique : « Être sur la liste, c’est être jugé, condamné moralement, détruit, exécuté. Je le suis sans avoir pu me défendre, et sans qu’il y ait eu le moindre commencement d’enquête. » (La Croix, 10/2/98).

Il perdra son procès en diffamation contre Anne-Marie F. et l’ADFI Bretagne, les faits ayant été considérés comme prescrits par le tribunal.

Dans un autre domaine, une poignée d’auditeurs zélés d’une station de radio a été mobilisée pour réagir à la diffusion d’un message hautement subversif.

La campagne de publicité au sujet du livre Scientologie : Les Fondements de la Pensée incitait en effet à s’informer et à penser par soi-même. Dix lettres stéréotypées postées de la même ville s’empressèrent de menacer la radio d’une action en justice !

La libre circulation des idées a toujours été redoutée par les partisans de la pensée unique. Pour complaire aux nouveaux inquisiteurs, faudra-t-il demain brûler les livres ?

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n° 16 Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République n° 15 La France et Bruxelles accueillent les coureurs qui ont traversé l'Europe n° 14 La France mise à l'index
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