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Éthique & Liberté - Le journal des Droits de l'Homme de l'Église de Scientologie
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TRAGÉDIE DANS LES BALKANS

Par Patricia Forestier

    Assemblée Nationale
    L’homme qui se décrit lui-même comme l’instigateur du nettoyage ethnique dans les Balkans, Jovan Raskovic (au centre) était considéré comme un grand psychiatre. Radovan Karadzic (à gauche), son élève, psychiatre également, conduisit les massacres en Bosnie. Le président serbe actuel, Slobodan Milosevic (à droite), lui-même patient de la psychiatrie, a repris et appliqué les critères ethniques définis par les psychiatres.

     

    Nous assistons depuis plusieurs semaines à la catastrophe humanitaire la plus importante de ces dernières décennies. Nous constatons avec effroi la répétition du nettoyage ethnique dans les Balkans, avec ses cohortes de femmes, d’enfants, de vieillards, fuyant l’extermination.

ET NÉANMOINS, malgré la « leçon » de la Bosnie, le président Milosevic, réélu démocratiquement, peut continuer son œuvre de purification ethnique au Kosovo. Comment le peuple serbe en est-il arrivé à soutenir les campagnes de purification ethnique ? Pourquoi les intellectuels serbes soutiennent-ils Milosevic ?

 

La stratégie de Milosevic

« À l’hôpital militaire de Belgrade, il y avait un groupe de psychiatres, spécialisés dans la psychologie de la guerre, qui élaborèrent cette méthode de viol systématique et qui l’utilisèrent ensuite dans la guerre contre la Croatie et la Bosnie-Herzégovine. »

— Dr Mladen Loncar, psychiatre

« En 1980, en ex-Yougoslavie, commencèrent les histoires de viols comme instruments de guerre. Les autorités serbes les lancèrent pour atteindre certains buts politiques – abolition de l’autonomie du Kosovo et établissement d’une loi discriminatoire. Ils lancèrent l’information que des hommes albanais violaient des femmes serbes au Kosovo. Cependant, ce fait ne fut jamais prouvé, ni aucune documentation médicale fournie. En fait, c’était une étude pilote sur l’utilisation du viol pour atteindre des buts politiques et militaires. Ils virent que cette méthode était efficace sur les masses. Elle provoquait des effets psychologiques, les gens commençaient à se regrouper autour des autorités locales et ils demandaient des mesures plus répressives à l’égard des Albanais. À l’hôpital militaire de Belgrade, il y avait un groupe de psychiatres, spécialisés dans la psychologie de la guerre, qui élaborèrent cette méthode de viol systématique et qui l’utilisèrent ensuite dans la guerre contre la Croatie et la Bosnie-Herzégovine. Alors, la déclaration de l’évêque serbe Nicolai selon laquelle 30 000 femmes musulmanes avaient été violées en Bosnie pouvait être utilisée dans la guerre psychologique. Cette déclaration servait à effrayer le reste de la population de Bosnie. Le but d’une telle déclaration est de forcer les gens à quitter leur pays. »
Dr Mladen Loncar, psychiatre originaire de Novi Sad (Serbie), Medical Center for Human Rights, Zagreb.

Milosevic ne fit ensuite que répondre aux doléances de la minorité serbe de la province Sud du Kosovo. En 1989, se proclamant libérateur des Serbes, il retira au Kosovo l’autonomie dont celui-ci avait bénéficié depuis 1974.

Puis la stratégie de création de la Grande Serbie ethniquement pure fut mise en application en Croatie en 1990.

 

Les débuts de la « Grande Serbie »

« Je me sens responsable car j’ai préparé cette guerre – même si ce n’était pas sur le plan militaire. Si je n’avais pas créé un choc émotionnel chez le peuple serbe, il ne se serait probablement rien passé.

« Avec mon parti, j’ai allumé les feux du nationalisme serbe, non seulement en Croatie mais aussi en Bosnie Herzegovine. Il est impossible d’imaginer un SDS (Parti Démocratique Serbe) en Bosnie Herzégovine ou un Karadzic au pouvoir sans notre influence.

« Nous avons dirigé ce peuple et lui avons donné une identité. J’ai répété encore et encore à ces gens qu’ils venaient du ciel, pas de la terre. »

C’était en janvier 1992 à la télévision Yutel à Belgrade. Ces quelques mots et la personnalité de celui qui les prononça en disent long sur le conflit des Balkans.

En effet, Jovan Raskovic, psychiatre serbe, fut également le fondateur du Parti Démocratique Serbe (SDS) de Croatie. Dans leur majorité, les débats politiques, sociaux et militaires à la télévision serbe dans les années 1980 à 1990 concernant le problème des minorités serbes de Croatie, Bosnie et Kosovo avaient pour invité d’honneur le psychiatre Jovan Raskovic, spécialiste de ces questions.

Ainsi, Jovan Raskovic, originairement psychiatre à Sibenik en Croatie, commença-t-il à exalter la minorité serbe de Croatie en racontant avec détails, lors de nombreux meetings, les horreurs commises contre les Serbes orthodoxes pendant la seconde guerre mondiale par les Ustashis, fascistes croates installés au pouvoir par les nazis. Il insistait sur les camps de concentration construits par les Ustashi et l’instinct de génocide qui était censé animer le peuple croate. Il ne pouvait ignorer, en tant que psychiatre spécialiste de la paranoïa, les effets créés quand il narrait les massacres d’enfants serbes, ou quand il décrivait les femmes éventrées quelques cinquante années plus tôt, en leur donnant couleur d’actualité.

En effet, sa bibliographie montre qu’à partir des années 80, il avait commencé à écrire des ouvrages sur la psychiatrie de groupe. Ainsi, sa biographie, présentée à l’Académie serbe des sciences, énumère de nombreux ouvrages consacrés à l’étude de la paranoïa, et plus précisément des mécanismes déclenchants de la paranoïa, de la jalousie, de l’agressivité des foules concentrée sur un bouc émissaire, etc. Et comme il l’écrit dans son livre, Le pays fou, quand trois ethnies cohabitent, « à cause de l’état paranoïaque qui inonde ces relations, le sentiment de haine se manifeste comme le facteur normal et humain, le facteur de défense ».

 

De la peur à l’auto-défense

Comme il l’a lui-même dit, pour enraciner la haine, il était nécessaire de provoquer une paranoïa entre les ethnies. C’est-à-dire qu’il fallait créer des incidents qui auraient pour conséquence que les Serbes se croient menacés par les Croates, puis par les Musulmans bosniaques, ou encore les Albanais.

Outre les rumeurs de viols au Kosovo dans les années 80, plusieurs incidents furent montés en Croatie en 1989-1990. Les civils serbes de la Krajina (krajina : terme serbo-croate signifiant les confins ; ce terme est utilisé pour désigner les territoires situés aux confins de la Croatie, en bordure de la Bosnie et de la Serbie et peuplés majoritairement de serbes) furent armés pour se défendre par le gouvernement de Belgrade via les leaders du SDS. Les premiers barrages furent établis sur les routes par les Serbes qui voulaient interdire l’accès de leur zone aux non-Serbes. Des policiers furent envoyés par le gouvernement croate pour mettre de l’ordre et furent tués. La guerre avait commencé en Croatie.

 

Les troubles s’étendent à la Bosnie

Raskovic commença alors sa campagne de Bosnie avec Radovan Karadzic, qui était son élève en psychologie des groupes à Zagreb en 88-89, et son élève politique. Il déclarait en 1991 dans les médias qu’il puisait ses sources idéologiques principalement chez Jovan Raskovic. Radovan Karadzic était également spécialisé dans la psychologie des groupes et dans la paranoïa, comme le montre le résumé des travaux qu’il présenta au cinquième Congrès des psychothérapeutes de Yougoslavie, à Sarajevo, du 25 au 29 octobre 1987. Ces travaux, effectués avec sa femme Liljan Zelen-Karadzic, également psychiatre à l’hôpital de Sarajevo, ont été publiés par le Centre Tavistock à Londres, où ils peuvent être consultés à la bibliothèque.

Ces travaux consistaient en une étude faite sur différents groupes de patients à qui Karadzic avait préalablement distribué le texte d’un poème populaire. Ce poème narrait l’histoire d’une famille au sein de laquelle plusieurs personnes coupaient en morceaux les autres membres de la famille. L’étude consistait à observer les réactions des patients à la lecture de ce texte et en particulier la peur intense qu’il créait sur les sujets.

Radovan Karadzic était également spécialisé dans la psychologie des groupes et dans la paranoïa, comme le montrent ses travaux.
En 1991, Raskovic porta Radovan Karadzic à la tête du SDS de Bosnie. Ce fut la période des meetings en Bosnie où Karadzic, accompagné de Raskovic, alarmait les communautés serbes quant à la menace qui pesait sur eux et la conspiration de génocide soi-disant fomentée contre eux par les musulmans bosniaques. Les serbes étaient présentés comme les nouveaux juifs de cette fin de siècle. Simultanément, des meetings sensibilisant les serbes au génocide dont ils étaient victimes avaient lieu un peu partout dans la Krajina en Croatie, mais aussi en Serbie et au Monténégro.

Les hostilités sporadiques augmentaient à travers la Yougoslavie et, en 1992, deux mois après la déclaration de Raskovic sur Yutel Television revendiquant la responsabilité de la « préparation de la guerre » et de « la tension émotionnelle du peuple serbe », la guerre éclatait en Bosnie-Herzégovine. Quelques mois plus tard, Raskovic décédait d’une crise cardiaque à Belgrade. Raskovic mort, d’autres leaders politiques continuaient en Bosnie et en Croatie, en relation avec le gouvernement de Belgrade.

À l’automne 1991, Karadzic déclarait à l’Assemblée Nationale de Bosnie-Herzégovine : « Les musulmans doivent faire attention à ce qu’ils font. Ils pourraient très bien être amenés à disparaître ». Sous la direction de Karadzic, des camps de concentration furent établis et des viols commis systématiquement pour faire fuir les populations non-serbes.

Assemblée Nationale

Mais qui introduisit les critères ethniques ?

Karadzic, psychiatre de Sarajevo, avait l’habitude de fréquenter, comme Raskovic, les dîners des intellectuels et politiciens serbes à Belgrade, pendant lesquels se préparaient la Grande Serbie. Comme lui, il appartenait à l’Association des Écrivains Serbes, sis Francuska 7, à Belgrade, association qui fut le pourvoyeur de l’idée d’une Serbie ethniquement pure dans l’intelligentsia serbe. C’est par le biais de cette association que des gens comme Raskovic, Karadzic, Strikovic, tous psychiatres, écrivains et pseudo-poètes, propagèrent leurs théories sur les différentes ethnies.

Ainsi, comme le notait la présidente de l’association Les Femmes en Noir contre la Guerre de Belgrade, au sujet de la propagande nationaliste :

« Le développement de cette propagande peut être divisé en deux phases, bien qu’elles soient continuellement entremêlées. La première phase commença dès le milieu des années 80. Elle consistait en la préparation de projets ayant pour but de « supprimer la Peste Blanche ». La seconde phase consistait en propagande pour la procréation pour des raisons patriotiques, c’est-à-dire, pour la sécurité nationale.

Au commencement de la « première phase », les démographes suivirent des principes territoriaux, affirmant que dans le centre et l’Est de la Serbie, ainsi qu’en Voïvodine, le taux de natalité chutait à une allure alarmante, alors qu’au Kosovo au contraire il grimpait brutalement. À ce moment-là, les démographes n’avaient pas encore introduit le critère ethnique. Le déséquilibre dans le développement démographique était expliqué plutôt par des facteurs économiques ou des changements dans le système de valeurs. Des mesures administratives étaient principalement proposées comme solution.

Le discours démographique – en relation avec l’expansion de l’idéologie nationaliste – acquit bientôt un caractère raciste et répressif. À partir de janvier 1990 jusqu’à aujourd’hui, tous les projets de lois se référèrent au “principe ethnique” » (...)

Les documents officiels commencèrent à se multiplier – par exemple, la résolution sur le Renouvellement de la Population – parmi laquelle le document Mise en Garde doit être souligné ici pour son caractère raciste et néo-Malthusien. Neuf institutions nationales significatives ont écrit ce document. Le parti au pouvoir, le Parti Socialiste Serbe, a adopté la Mise en Garde à son congrès comme l’un des trois documents officiels. La Mise en Garde dénonce ouvertement la menace que les ethnies minoritaires constituent pour la majorité, c’est-à-dire que puisque « les Albanais, les Musulmans et les Gitans, avec leur taux élevé de natalité, dévient d’une reproduction rationnelle et humaine, (ils) constituent une menace pour les autres ethnies. »

En 1991, fut créé le Fonds pour la Protection des Mères et des Descendants du Peuple Serbe, dont le président est Vojin Sulovic, Président de l’Ordre des Médecins de Serbie.

Voici un extrait de la lettre adressée par le Fonds au Parti des Femmes à Belgrade :

« Le but essentiel du Fonds est de donner une importance à la politique de population afin que ce problème obtienne une importance juridico-stratégique. Il n’y a aucun peuple dans le monde qui ne tienne plus ou moins compte de son potentiel biologique et les erreurs de ce genre de politique se payent très cher. Le peuple serbe souffre déjà de telles erreurs, commises dans les dernières cinquante années (...)

En créant le Fonds, les choses vont changer. Sur la base des contacts établis jusqu’à maintenant, l’Intelligensia et les partis politiques sont d’accord sur ces points. L’Église Orthodoxe et les entreprises aussi (...)

Le Fonds demande que les questions de population soient incluses dans toutes les institutions de l’État, y compris l’Académie des Sciences, l’Église, les partis politiques, les institutions de santé, etc. Il demande que le Fonds soit incrusté dans toute la société. »

Accompagnant cette lettre, figurait une description des buts et activités du Fonds dont voici quelques exemples :

  • « actions éducatives pour populariser les positions du Fonds et pour que toute la société et les individus s’engagent à long terme, et lutter contre la Peste Blanche,
  • organiser des actions de propagande,
  • analyser les programmes d’éducation et les adapter en mettant ces conceptions en avant,
  • analyser les programmes de télévision et les adapter en mettant ces conceptions en avant,
  • analyser les programmes des maisons d’édition et les adapter en mettant ces conceptions en avant,
  • augmenter les prestations sociales pour les mères de famille serbes. »

 

Des théories psychanalytiques insidieuses

En 1990, année où apparurent ces critères ethniques, Raskovic contribuait au réveil du peuple serbe, comme il le disait lui-même, avec la sortie de son livre, Le pays fou (Luda Zemlja), un manifeste sur ses théories sur les différentes ethnies de Yougoslavie qui justifiait la création d’une Grande Serbie par la nature divine des serbes qui dominent naturellement les minorités croates et musulmanes.

Selon Raskovic, les croates souffrent d’une phobie de la castration et sont donc effrayés par toute chose. Ils ne peuvent en conséquence ni s’affirmer ni exercer d’autorité ou de leadership.

Quant aux musulmans, ils souffrent d’une fixation sur une sexualité anale et ont une compulsion à acquérir biens et argent.

Les serbes, dont il faisait partie, souffrent d’un complexe d’Œdipe qui les poussent à se lever et à tuer le père. C’est pourquoi, expliquait-il, les serbes sont un peuple guerrier, vaillant et orgueilleux, et le seul groupe ayant suffisamment le sens de l’autorité pour pouvoir l’exercer sur les autres populations yougoslaves.

Le livre de Raskovic fut diffusé dans toute l’ancienne Yougoslavie à travers les journaux et la télévision, dans une campagne médiatique où il était présenté comme le plus grand scientifique et psychiatre de son époque.

Mais ces théories ne disparurent pas avec Raskovic. Un article du Figaro en date du 13 avril 1999 rapporte :

« L’Histoire des Serbes restant très présente dans les esprits, les médias yougoslaves retracent à l’envi la comparaison entre le grand bombardement nazi de Belgrade du 6 avril 1941 et les actuelles frappes de l’OTAN. Un spot de la RTS présente les leaders politiques américains et britanniques sur fond de croix gammée. »

Outre l’histoire, la psychanalyse est également mise à contribution. Le journal Vecernje Novosti publiait hier une thèse fort inédite. Slobodan Jakulic, directeur de l’Institut psychiatrique Laza Lazarevic, y expliquait que le monde était gouverné par des politiciens exterminateurs dont « les plans de création d’un nouvel ordre mondial sont profondément influencés par de forts complexes et frustrations sexuelles ». Dans cette fresque de portraits, on apprenait notamment que Tony Blair était un homosexuel, tombé amoureux de Bill Clinton. Le secrétaire d’État américain, Madeleine Albright avait souffert d’un profond traumatisme durant son enfance passée en Yougoslavie – où son père était ambassadeur de Tchécoslovaquie avant la Seconde Guerre mondiale. « En raison de sa laideur comparée aux petites filles serbes, les garçons serbes l’évitaient systématiquement, ce qui causa en elle une haine définitive pour le peuple serbe », explique le docteur Jakulic.

De toute évidence, les psychiatres de Belgrade continuent la psychanalyse du Pays fou, pour le compte de Milosevic. Mais qui a inspiré qui ? Le président Milosevic, aujourd’hui inculpé par le Tribunal International de crimes contre l’humanité en tant que chef de l’armée serbe pour les exactions commises au Kosovo ? Le président Milosevic, entouré de psychiatres, dans un pays anciennement communiste où les psychiatres jouent un rôle politique, où le parti marxiste JUL de la femme de Milosevic, Mirjana Markovic, nomme tous les directeurs des institutions médicales et psychiatriques de Serbie ? Le président Milosevic, lui-même patient de la psychiatrie, traité pour dépression il y a quelques années ? Ou bien plutôt les psychiatres ont-ils, comme le psychiatre Ernst Rudin qui élabora et proposa à Hitler les lois sur la stérilisation des inaptes, introduit des critères ethniques qui ont été repris par Milosevic et injectés dans ses plans politiques de reprise en main de la Yougoslavie ?

Voici ce qu’écrivit Jovan Raskovic en 1990 à son sujet dans son livre Le pays fou :

« Milosevic a été le levier du processus dans ce pays. Il n’a pas été le promoteur des événements, il n’a été que le levier, mais les mobiles en étaient cachés plus profondément. Ces mobiles sont concentrés dans un seul noyau – dans le danger encouru par le peuple, dans ce noyau accumulé mais non explosé. Ce noyau a perdu sa couverture, rien d’autre. Cette couverture a fondu.

« Les frottements internes ont disparu, le sentiment de culpabilité du peuple serbe a disparu et un nouveau courant commence. Le courant inverse. Maintenant, on voit apparaître la relation d’adoration. Les porteurs de ce changement psychique du peuple serbe sont identifiés au personnage de la mère – c’est la cause de l’adoration de Milosevic par le peuple serbe. Le peuple serbe prend donc Milosevic pour le personnage de la mère. C’est un jeu psychanalytique très profond. C’est un parcours habituel, si Milosevic n’était pas un tel personnage, quelqu’un d’autre pourrait l’être. »

 

Ainsi, Raskovic dira, au cours d’une émission télévisée, que « Milosevic est le résultat du travail de ceux qui ont fait reprendre conscience au peuple serbe ».

 

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