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Éthique & Liberté - Le journal des Droits de l'Homme de l'Église de Scientologie
Le vrai visage de l'extrémisme  

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LE VRAI VISAGE DE L’EXTREMISME

Les pouvoirs publics financent une guerre secrète contre certains citoyens. COÛT : 1,5 MILLION D’EUROS


Le sénateur américain Joseph McCarthy, tristement célèbre pour sa chasse aux sorcières contre les communistes dans les années 50. Comment la France, à travers la MILS, a remis au goût du jour une chasse aux sorcières style McCarthy.

Rappelez-vous : le 1er mai dernier, ils étaient tous là, dans les rues noires de monde, venus pour défendre les valeurs de la démocratie et dire leur attachement aux libertés. Une grande foule multicolore, joyeuse et déterminée, « black, blanc, beur » pour reprendre une expression imagée, unie dans son refus de l’extrémisme sous toutes ses formes.

La liberté de pensée, le droit à la diversité des expressions et des convictions étaient au cœur de cette mobilisation générale, sans distinction d’âge ni de classe sociale. Les campagnes d’exclusion contre les membres des minorités religieuses, ethniques ou raciales n’ont plus leur place dans cette France multi-culturelle dont tous se réclament.

La menace extrémiste a suffi à mobiliser des millions d’électeurs, amenant un changement radical dans le climat politique et le résultat des élections.

Depuis, nous avons entendu les promesses répétées des autorités de lutter contre la montée de l’extrémisme. Non sans hypocrisie cependant, puisque l’Etat continue à soutenir — avec l’argent des contribuables — des groupes qui encouragent notoirement l’exclusion de certaines catégories de citoyens français.

De nouveaux documents obtenus en application de la loi d’accès aux documents administratifs révèlent que ces fonds se sont élevés pour la seule année 2000 à 10 millions de francs (1,5 million d’euros).

VIOLATION DE LA LAÏCITE

Ces subventions représentent environ 85 % du financement de deux associations « privées » : la prétendue « Association de Défense de la Famille et de l’Individu » (ADFI) et le « Centre Contre les Manipulations Mentales » (CCMM), dont l’histoire s’accompagne de la destruction de carrières, de familles et de la vie de personnes à cause de leurs convictions religieuses ou philosophiques.

La source de cette manne au niveau national est la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes (MILS), présidée par l’ex-député Alain Vivien, auquel on pourrait attribuer le titre de « McCarthy français » pour ses campagnes de propagande et d’intolérance contre les nouveaux mouvements religieux. A. Vivien et la MILS prennent bien garde de ne pas agir trop ostensiblement dans ce domaine. Ils préfèrent mettre l’ADFI et le CCMM en avant, préservant ainsi la fiction d’un Etat fidèle à son obligation de neutralité.

De plus, A. Vivien et la MILS ont aussi veillé à faire voter l’an dernier une loi donnant à l’ADFI et au CCMM le droit de se porter parties civiles lors de procès contre des nouveaux mouvements religieux, même en l’absence de toute plainte. A travers ces groupes activistes, les pouvoirs publics peuvent ainsi poursuivre des mouvements devant les tribunaux, utilisant la justice comme un autre moyen de répression, en violation directe du principe fondamental de neutralité.

NÉE DE L’INTOLÉRANCE

La MILS fut instituée en 1998 dans la droite ligne de la commission parlementaire de 1996, elle-même créée à l’instigation d’un petit groupe de politiciens jusqu’au-boutistes.

La nomination d’Alain Vivien à la tête de la MILS ne doit rien au hasard : il est passé directement de la présidence du CCMM à ce poste.

Le CCMM a été fondé par un démagogue intolérant, Roger Ikor, qui ne faisait pas mystère des ses positions :

...........................

En 2000, le bilan de l’UNADFI révèle que les cotisations de ses membres représentaient 19 884 francs sur de ressources globales de plus de 2 700 000 francs.
...........................
« Si nous nous écoutions, nous mettrions fin à toutes ces billevesées, celles des sectes, mais aussi celles des grandes religions. »

Il exhortait : « On ira f... la m... dans ces antres de mort que sont les sectes. Flanquer en l’air les restaurants macrobiotiques, les centres Krishna et autres. » Le centre, également connu en tant que Centre Roger Ikor, est apparemment resté fidèle à la philosophie marginale de son fondateur

Les débuts de l’ADFI ne sont pas moins extrêmes et elle s’est trouvée mêlée à plusieurs cas de violence à l’issue parfois tragique.

Selon une enquête de police, des menaces de mort reçues par deux membres d’un nouveau mouvement religieux d’Angers émaneraient du fondateur et ancien président de l’ADFI Angers ; celui-ci devrait prochainement passer en jugement.

A Lyon, un membre de l’ADFI fut condamné en 1995 à six ans de prison pour le meurtre avec préméditation du président d’une association que l’ADFI avait qualifiée de « secte UFO » et étiquetée comme « suspecte ».

On ne compte plus les cas de familles déchirées et de personnes soupçonnées à tort d’appartenir à un nouveau mouvement religieux, perdant leur travail ou, dans un cas connu, poussé au suicide par les rumeurs sournoises entretenues par ces groupes militants.

UN EXTRÉMISME FINANCÉ PAR L’ÉTAT

Des documents officiels expliquent pourquoi ces groupes ne sont rien d’autre que les rouages d’une machine officielle d’exclusion de certains citoyens en violation de la Constitution.

LES CONTRIBUABLES PAYENT LA NOTE : Le gouvernement finance le « maccarthysme à la française » contre certaines catégories de contribuables. 4,5 millions de francs ont été obtenus en février 2001 par Mme Casano-Vivien pour le nouveau siège du CCMM.

La véritable histoire de l’ADFI, supposée être un « mouvement populaire », c’est qu’elle ne survit que grâce aux fonds publics. Pour la seule année 2000, l’Union Nationale des ADFI a récupéré la somme faramineuse de 2 721 599,93 francs de subventions au niveau national, soit 84 % de ses ressources.

Même le Ministère de l’Agriculture a été mis à contribution. Selon les comptes de l’UNADFI pour 2000, les cotisations de ses membres se sont élevées cette année-là en tout et pour tout à 19 884 francs – même pas de quoi payer la moitié des cotisations dues sur les salaires (1,24 million de francs) versés à leurs neuf employés.

La situation n’était pas très différente en 1999. Le bilan de l’UNADFI révèle que les cotisations des membres représentaient 21 168 francs sur des ressources globales de plus de 1 900 000 francs. La différence est presque entièrement constituée de subventions de différents ministères. Sans compter les subventions accordées aux antennes régionales de l’ADFI par les autorités locales.

Ainsi donc, paradoxalement, la seule caractéristique “publique” de l’ADFI est d’être financée grâce aux impôts sur lesquels les gens n’ont pas leur mot à dire.

Le tableau est similaire au CCMM. Les comptes du « Centre Roger Ikor » révèlent 1 360 000 Francs de subventions publiques prévisionnelles en 2000, contre 1 150 900 en 1999. Ce chiffre est à comparer aux 87 435 francs reçus au titre des cotisations.

Ce groupe privé censé agir dans l’intérêt général et à la demande des citoyens trahit lui aussi sa véritable nature.

De plus, les subventions au CCMM ne comprennent pas les 4,5 millions de francs (686 020 euros) obtenus du Chef de Cabinet du Premier ministre Lionel Jospin par Mme Casano-Vivien (la femme d’Alain Vivien, alors présidente du CCMM) pour financer le nouveau siège du CCMM. Ce montant lui a été alloué en février 2001 sur la ligne budgétaire de « défense des droits de l’homme » (sic). Tout cela aux frais du contribuable.

Il faut encore ajouter à tout cela le budget de 6 millions de francs de la MILS elle-même, qui à son tour apporte son soutien à l’ADFI et au CCMM.

C’est ainsi que l’État finance un « maccarthysme à la française » contre un certain nombre de contribuables, qui n’ont d’autre choix que de soutenir un ennemi déclaré de leurs droits et de leurs libertés.

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n° 16 Lettre ouverte à Monsieur le Président de la République n° 15 La France et Bruxelles accueillent les coureurs qui ont traversé l'Europe n° 14 La France mise à l'index
n° 13 Un Gouvernement sous influence n° 12 L'apologie du soupçon n° 11 Une victoire pour la liberté de religion qui provoque de bien étranges réactions

 
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